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Affichage des articles du septembre, 2017

The power of words and civil courage

Rebecca Tickle


On the impact of selfless fact-reporting journalism in Africa
I so much admire those journalists who challenge on a daily basis the criminalisation of press- and opinion-related offences in Africa.
On a constant run for the defence of core moral and professional values, they relentlessly dedicate their passion as well as their time to the exposure of truth, with the permanent effort to avoid controversionalisation of facts.
Their ultimate and unquestionable use of a - fortunately universal - professional charter as well as the power of words is remarquable while they zigzag in a permanently freedom- and life-threatning context.
The political circumstances where Truth has become an insult to Power, where the enemy of progress focuses primarily on how to keep the citizen in an autocratic climate of obscurantism as well as invested with a permanent feeling of absolute superfluousness.

Administering the right dosing and wording of food for thought has reached such a high leve…

Nigeria: Une contestation devenue terrorisme

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Rebecca Tickle


L'armée "déclare" le mouvement "Indigenous People of Biafra"  - IPOB - comme organisation terroriste, à peine deux jours après avoir dispersé à balles réelles dans l'État d'Abia (delta du Niger) une foule protestataire non-armée. Bilan: Plusieurs morts et des blessés graves.

N'y a-t-il pas un cheminement institutionnel légalement prévu pour ce genre de décision?

Quel est ce pouvoir d'apparence suprême pour l'armée nationale d'un Etat officiellement démocratique?

Quelles responsabilités pour un gouvernement dont les ressortissants ethniques sont aujourd'hui les mêmes qu'approximativement 70% de la chaîne de commandement de l'Armée?


Et quelle responsabilité pour un gouvernement incapable de gérer autrement que par la violence et les dérapages, des contestations somme toute légitimes déjà rien que par la durée de leur existence (plus de 50 ans avec une guerre d'un million de morts)?

De sérieuses interpellatio…

Il s'appelait Steve Biko

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Rebecca Tickle

12 septembre 1977 - 12 septembre 2017 40 ans depuis son assassinat. Et 40 ans d'impunité.
Torturé et battu jusqu'à ce que mort s'en suive, il a rendu l'âme seul, nu et la tête ensanglantée, sur le béton de sa cellule de la prison centrale de Pretoria. 
Biko. Stephen Bantu Biko.
Pendant que les images de son corps tabassé et martyrisé faisait le tour du monde, huit versions différentes expliquant sa mort "malencontreuse" faisaient le tour des bureaux de police et de ses détracteurs satisfaits. 
Après le scandale international, l'enquête judiciaire publique, des aveux et finalement l'amnistie des coupables. La justice du plus fort.  Le triomphe de la brutalité.
Voilà 40 ans aujourd'hui exactement que l'on a fait taire le "père" du mouvement de la Conscience noire, en le bastonnant sur la tête jusqu'à pulvériser son système nerveux central. 
Celui qui luttait intensivement contre le déni d'humanité de l'Homm…