Articles

Affichage des articles du septembre, 2016

Le pionnier Mpodol

Image
Rebecca Tickle

Le 13 septembre 1958 était exécuté sommairement Ruben Um Nyobè, Mpodol, « celui qui porte la parole des siens », figure de proue de la lutte pour un Cameroun libre de toute asphyxie coloniale.
L’abattage du charismatique leader indépendantiste était devenu pour la France une nécessité absolue, un préalable indispensable à l’octroi de « l’indépendance » au Cameroun. En effet, l’extinction définitive de l’UPC, née en 1948 à Douala, était une question de survie pour la colonie française du Cameroun.
La plus longue «pacification» de l’histoire coloniale française faisait rage depuis 3 ans déjà.
Ce 13 septembre donc, enfin localisé par les autorités, Mpodol fut abattu comme un animal sauvage dans une forêt en Sanaga Maritime au Sud-Cameroun où il se cachait avec ses compagnons de lutte, par une patrouille française qui traquait les maquisards sans relâche depuis des mois.
Son corps, traîné sans ménagement jusqu’au village de Liyong, fut exhibé devant la case des Travaux pub…