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Affichage des articles du septembre, 2015

Une Constitution très démocratiquement adaptée

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Rebecca Tickle
Le dernier troisièmo-mandatiste, se lance dans la course, enfin, depuis son bord du Golfe de Guinée.  Nous sommes vraiment soulagés car on ne s'y attendait plus.
Après avoir jaugé l'état de l'opposition gondwanaise, de la société civile gondwanaise et surtout l'impact de la tentative sur le résultat en observant son compère burundais, il a conclu que c'était très jouable.
Même une délégation de chefs d'Etat africains pour venir demander aux Gondwanais de se réconcilier avec leur leadership, il est très sûr qu'il n'y en aura pas, puisque tous les Gondwanais sont très contents de lui.
En plus il vient de finir de célébrer en grande pompe les Jeux africains 2015 dans un quartier résidentiel à la périphérie de Gondwana City dont les constructions étaient initialement prévues, parait-il, pour reloger de nombreux sinistrés du drame de mars 2012. Qu'à cela ne tienne, les 17 000 sinistrés, suite à l'explosion d'un dépôt de munitions …

Au Burkina Faso des gens patients

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Rebecca Tickle


"Pour moi le putsch est terminé, et on en parle plus." --- Gilbert Diendéré, 23 septembre 2015.
De toute évidence,  le malfrat a obtenu l'amnistie.... de la CEDEAO. Une ingérence illicite dans les affaires intérieures du Burkina. Une culture de l'impunité imposée et entretenue par un pouvoir extranational, dont on connaît bien le tenant des ficelles.
La laideur de la recherche explicite et permanente de l'impunité est présente à chaque instant dans les esprits au Burkina.
Demander aux citoyens de se reconcilier avec leurs bourreaux et cautionner leur amnistie équivaut à demander à une femme violée d'épouser son violeur. Pourtant forcer quelqu'un à accepter l'intolérable ça ne marche pas dans la durée.
Le sieur Diendéré n'a pas obtenu l'amnistie de la part du peuple burkinabè, qu'il essaie de considérer comme superflu, malgré ses déclarations de surface. Les garanties reçues sous la table l'ont apparemment convaincu au po…

Burkina Faso: Médiation ou ultimatum?

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Rebecca Tickle


Selon RFI ce matin, Macky Sall vient aujourdhui présenter à Abuja à la CEDEAO le résultat de sa médiation pour un compromis de sortie de crise obtenu pendant ses trois jours passé à Ouagadougou.

RFI maîtrise vraiment l'art de la torsion et de la désinformation en faveur de tout organe fonctionnant pour les intérêts de la France en Afrique. La réalité des faits sur le terrain n'est qu'un jeu de bilboquet pour un média qui ressemble davantage à une agence de propagande qu'à un média d'information.
Toutes les composantes de la CEDEAO ont été témoins de l'échec de ce qui devait être la médiation de Macky Sall. Les clauses du protocole d'accord a été produit sous la pression de la société civile et nettement en faveur d'une échappatoire royale pour les putschistes, garantissant le retour des amis de Compaoré aux affaires.
Macky Sall ne connaît manifestement pas la définition d'une médiation, puisqu'il s'agit ici d'un ultimatum …

13 septembre 1958, au Cameroun de la France

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Rebecca Tickle


Le 13 septembre 1958 est assassiné Ruben Um Nyobè, instituteur, syndicaliste, tribun, homme politique et surtout résistant camerounais anti-colonialiste, par les troupes françaises du gouvernement du Général de Gaulle,  moins d'un an et trois mois avant la proclamation officielle de l'indépendance du Cameroun.

Um Nyobè, sacrifiant sa vie civile dans la fonction publique pour rejoindre le maquis en dernier recours, est exécuté 4 ans plus tard en pleine forêt de Boumnyèbel du pays bassa, après une traque sans merci.

Comprenons bien la torsion tropicale de la définition du mot,  l'indépendance de façade qui entre en vigueur au Cameroun dès  le 1er janvier 1960, signée par la France coloniale avec la France néocoloniale, et qui ne pouvait en aucun cas s'appliquer sereinement avec l'existence d'un Um Nyobè omniprésent et déterminé.

Comprenons bien que l'assassinat du résistant Um Nyobè prouve noir sur blanc que le Cameroun n'a bel et bien jama…

Réfugiés: Droit à la vie à deux vitesses

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Rebecca Tickle

Aujourd'hui le monde s'affole pour la Syrie qui se vide vers l'Europe. Plus de 276 000 personnes déjà. Mais a-t-on jamais compté combien d'Africains fuient leur pays depuis 50 ans, dans des circonstances de guerre, de destruction totale, de malgouvernance et d'abus massifs des droits humains? Ils sont pourtant des millions.

La migration sud-sud ne se ressent pas en Occident, mais elle est évidemment d'un poids monumental pour les sociétés d'accueil. Mais ce n'est que quand le mal arrive chez soi que la douleur se mesure.

L'autre jour j'entendais à la radio, dans un débat a propos des "bons" migrants versus
"mauvais" migrants. Un citoyen bien-pensant décrétait bien fort que les familles syriennes fuyant la guerre étaient admissibles en terme de politique d'asile. Mais que les réfugiés économiques, tels que les Erythréens par exemple, ne devaient pas être admissibles, puisque faux refugiés.

Pourtant, le rêve…