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Affichage des articles du juillet, 2015

Centrafrique, le prototype du huis clos silencieux

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Sauf en temps de turbulences "extra"ordinaires.
Rebecca Tickle


La RCA n'existe-t-elle aux yeux du monde que depuis le 24 mars 2013?
De quand date cette "pub" d'Oxfam France pour encourager la bonne volonté des âmes bien pensantes? 2013? 2003? 1993?  Les décennies se mélangent et ne se distinguent plus.
Est-ce que les gens savent seulement depuis combien d'années dure la situation de profond désarroi de la plus grande partie de ce peuple? Mars 2013 n'est de très loin pas le début de la descente aux enfers des populations centrafricaines, particulièrement celles de l'arrière-pays. Tous ceux qui ont des parents au village savent ce que leur famille endure depuis des années, sans même la connaissance du concept "électricité" ou "eau potable".
C'est juste qu'une fois encore, Intolérable est devenu Normalité depuis des lustres en République Centrafricaine. A part les mots "Bokassa" et "Pays des coups d'Eta…

Srebrenica, douleur intense toujours, 20 ans après

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Rebecca Tickle


"Je me réveille avec Srebrenica, je vis avec Srebrenica et je dors avec Srebrenica."
Enver Music, miraculé du massacre de Srebrenica, enclave musulmane de Bosnie, dans son témoignage de ce qu'il a vécu lors de la prise de la ville par les troupes serbes en juillet 1994.
Une des pages les plus sombres de la guerre de Bosnie, où des milliers de bosniaques musulmans ont été froidement et méthodiquement exécutés par des paramilitaires serbes.


Beaucoup de coupables de ces massacres vivent aujourd'hui paisiblement sur les terres et dans les maisons de ceux qu'ils ont massacrés, dans l'impunité la plus totale.

Le pardon et la réconciliation ne sont pas encore pour aujourd'hui, 20 ans après.

Le superflu de l’Homme dans les Grands-Lacs

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Rebecca Tickle


Malgré la répression toujours à huis clos à Bujumbura, la peur change gentiment de camp. Les forces de l’ordre se déplacent coiffées d’un capuchon, de peur des représailles populaires si on les reconnait. 
De source militaire, des affrontements ont lieu depuis vendredi matin à Kabarore dans la province de Kayanza au nord du pays, entre l'armée burundaise et un groupe armé encore non identifié. Les habitants de la ville fuient en masse. De nombreux habitants des zones de Murore et Nyagisozi (Kirundo) ont déjà passé une nuit dans la forêt avoisinante suite aux rumeurs faisant état d'une attaque rebelle imminente. 
En tout cas, toute perte en vies humaines doit continuer à être imputée à Pierre Nkurunziza, en addition aux dizaines de milliers de Burundais qui croupissant depuis de nombreuses semaines dans des camps de fortune dans les pays voisins, entre dénuement total et épidémie de choléra.


Le groupe armé que certains appellent des « rebelles » est en réalité un …